Loi d'infinitésimalité

 

 

 

L

oi d'Infinitésimalité ou Hautes Dilutions

 

 

       Une substance médicinale provoquant les mêmes symptômes qu’une maladie à traiter voit ses effets curatifs augmenter si elle est administrée

 en dilutions de plus en plus conséquentes . Cette dilution très poussée écarterait ainsi la toxicité de cette substance pour l’organisme. La substance diluée doit cependant être « dynamisée », c'est-à-dire agitée afin que le principe actif se conserve, on maintient alors l’activité biologiques de la substance médicinale.( On développera la « dynamisation » dans la partie « concrètement… » ).

L’ensemble des médicament homéopathiques utilisent le principe des hautes dilutions pour le fabrication. Voici les trois étapes nécessaires à la fabrication d’un médicament homéopathiques :

- Préparation de solution mère :

 

La solution mère contenant la substance médicale ou principe actif se voit préparée de deux manières différentes selon l’origine de la substance.
Si celle-ci est d’origine végétale, il faut la faire macérer dans de l’éthanol afin d’obtenir une teinture mère.
Dans le cas de substances médicales d’origines animale ou minérale, le principe est différent ; en effet il consiste à triturer les matières d’origine dans un mortier avec du lactose.
Une fois les solutions mères obtenues, celles-ci peuvent être soumises à l’étape des dilutions.

 

- Dilution de la solution mère :

 

Cette partie du processus est la plus importante car elle nous informe sur le protocole de préparation des hautes dilutions.
Le processus de dilution est en soi assez simple : un volume V de solution mère est prélevé et versé dans un tube à essai. Ensuite est rajouté à ce volume de solution mère 99 fois son volume soit 99V d’alcool à 70°C. Le mélange est alors vivement dynamisé par succussion et la solution obtenue est dite 1CH qui correspond à 1 Centésimale Hahnemannienne, unité de base de la dilution des produits homéopathiques.

Après obtention d’une dilution dite 1CH, l’opération est renouvelée mais avec un solvant différent que l’alcool à 70°C comme par exemple de l’eau pure. On prélève une goutte de la dilution 1CH pour la mélanger à 99 gouttes de solvant pour ensuite dynamiser le tout. Après une deuxième dilution de ce type effectuée dans un tube à essai différent de celui utilisé dans la première dilution, on obtient un mélange dit 2CH.

Les dilutions peuvent alors se poursuivre ainsi jusqu’à atteindre le maximum qui est de 30CH.

Chaque dilution est le centième de la précédente et, selon son rang, prend le nom de première...quatrième... trentième... centésimale. Ce procédé est à l'origine du nom qu'empruntent les dilutions homéopathiques: centésimale hahnemanienne (CH).

 

 

-Imprégnation :

Des granules poreux formé de cristaux de saccharose ou de lactose imprègnent la dilution homéopathique. La dilution est ensuite pulvérisée sur les granules. Afin d’obtenir une répartition homogène, les pulvérisation se font à 3 reprise successives.

 De là nous pouvons dresser un tableau présentant les caractéristiques de différentes dilutions :



Facteur de Dilution (CH)

Degré de Dilution

1 CH

1 GPA pour 99 GS

2 CH

1 GPA pour 9,9.103 GS

9 CH

1 GPA pour 9,9.1017 GS

15 CH

1 GPA pour 9,9.1029 GS

30 CH

1 GPA pour 9,9.1059 GS

 

Ici les abréviations GPA et GS signifient respectivement Goutte de Principe Actif (ou substance médicamenteuse) et Gouttes de Solvant.
On constate tout de suite qu’à 30CH la quantité de principe actif présent dans la solution est trop faible pour qu’il puisse y subsister la moindre molécule du médicament.

 

 

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